Je suis auto-entrepreneur
Editions Vuibert
Le handicap invisible ne concerne pas seulement les salariés. De nombreux travailleurs indépendants sont eux aussi concernés par des limitations physiques ou mentales qui ne se voient pas forcément, mais qui impactent leur quotidien professionnel.
C’est pour cela que j’ai choisi de traiter ce sujet ici, sur le blog de Je suis auto-entrepreneur. Les auto-entrepreneurs, tout comme les salariés, doivent parfois faire face à des défis spécifiques liés à leur handicap invisible, que ce soit dans la gestion de leur activité ou dans leur interaction avec les clients et partenaires.
Découvrez également comment être reconnu travailleur handicapé (RQTH).
Chaque handicap est unique et ses conséquences varient d’une personne à l’autre.
Ainsi, il est important de ne pas faire de suppositions quant aux capacités ou aux besoins d’une personne. Comme le souligne un témoignage souvent entendu :
“Ce n’est pas parce que je suis en situation de handicap que je ne peux pas travailler et être performant.”
Les personnes en situation de handicap, visibles ou non, peuvent pleinement contribuer à la vie professionnelle, souvent sans nécessiter d’aménagements majeurs. Seules 10 % des personnes en situation de handicap nécessitent une adaptation de leur poste de travail.
Il existe de nombreux clichés concernant le handicap, qui empêchent souvent une réelle inclusion des personnes concernées.
Voici quelques statistiques pour déconstruire ces idées reçues :
L’inclusion des personnes en situation de handicap dans l’entreprise ne se résume pas à des adaptations physiques, comme l’installation d’un siège ergonomique.
Elle concerne un véritable bien-être global. Cela inclut des initiatives de sensibilisation, des formations pour les collaborateurs, et un véritable accompagnement dans l’intégration professionnelle.
Si vous êtes une entreprise cherchant à améliorer l’inclusion de vos collaborateurs, je recommande vivement les ateliers de sensibilisation proposés par l’entreprise T Pas Cap.
Ils offrent des solutions innovantes pour favoriser l’intégration des personnes avec un handicap invisible.
Je suis personnellement confrontée au handicap invisible, mais il touche également plusieurs de mes proches.
Des amies qui ont vécu un cancer du sein se retrouvent aujourd’hui avec des limitations physiques invisibles mais bien réelles.
Leurs histoires montrent que le handicap invisible peut survenir à tout moment de la vie et nous affecter de manière différente.
Cela m’a poussé à mieux comprendre les enjeux d’inclusion et à sensibiliser autour de moi.
Que vous soyez salarié ou travailleur indépendant, le handicap invisible reste une réalité qui peut affecter la productivité et le bien-être professionnel.
Il est donc important de comprendre et de soutenir ces travailleurs, en tenant compte de leurs besoins spécifiques, qu’ils soient visibles ou non.
En tant que travailleur indépendant, le défi peut être d’autant plus grand car il faut souvent adapter son environnement de travail seul.
L’inclusion et l’accessibilité ne doivent pas se limiter au monde du salariat, mais aussi s’étendre à tous les travailleurs indépendants.
Oui. Le terme « travailleur indépendant handicapé » (TIH) désigne une personne reconnue en situation de handicap (RQTH) et exerçant en indépendant. Ce statut est reconnu par un décret publié en 2016 dans le cadre de la loi Macron.
Oui. Un micro-entrepreneur reconnu RQTH peut recevoir des aides de l’AGEFIPH. Il peut également bénéficier d’un accompagnement spécifique de Cap Emploi. Ces aides financent la création, l’aménagement du poste ou un accompagnement spécifique.
La sous-traitance à un travailleur indépendant handicapé permet à une entreprise de réduire partiellement sa contribution obligatoire (OETH). Elle peut déduire jusqu’à 30 % du coût de main-d’œuvre facturé.
Oui. Toute personne reconnue handicapée peut créer une micro-entreprise. Seules certaines mesures de tutelle ou curatelle renforcée peuvent limiter cette démarche. Un accompagnement par Cap Emploi est possible.
Un handicap invisible peut être psychique, cognitif, sensoriel ou chronique. Exemples : autisme, troubles bipolaires, diabète, douleurs dorsales, cancer, troubles auditifs ou visuels légers. Environ 80 % des handicaps sont invisibles et nécessitent une reconnaissance par la MDPH.