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avatar aux cheveux blancs surpris par la chute des règles du cumul emploi-retraite 2026 avec retraite, travail et décrets qui tombent du ciel

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Cumul emploi-retraite : quand les dieux semblent être tombés sur la tête

Et si, sous couvert d’encadrer les abus, la loi de finances 2026 venait de repousser en douce l’âge de départ à la retraite à 67 ans… pour tous ceux qui n’ont pas les moyens d’arrêter avant ?

En bref

Ce que nous réserve le cumul emploi retraite

  • La réforme 2026 redéfinit le cumul emploi-retraite pour les pensions liquidées après le 1er janvier 2027 ;

  • Avant 67 ans, le dispositif devient neutralisé ou écrêté : chaque euro d’activité peut être repris sur la pension ;

  • À partir de 67 ans seulement, le cumul redevient intégral, sans plafond ni pénalité ;

  • Pour celles et ceux qui ont une pension faible et besoin de continuer à travailler, l’effet est clair : attendre 67 ans devient la seule option économiquement viable ;

  • En pratique, l’âge réel de départ à la retraite recule… sans le dire.

Table des matières

Pendant que l’attention médiatique se focalisait sur la micro-entreprise, la TVA et les seuils, un autre sujet avançait en coulisses : le cumul emploi-retraite.

Un dispositif qui venait tout juste d’évoluer dans le bon sens pour les indépendants, et qui pourrait, demain, devenir économiquement inutile avant 67 ans.

Tentative de décryptage avec beaucoup de perplexité.

Un titre qui en dit long

Il va de soi que je ne compare évidemment pas les décideurs à des divinités

Le titre de cet article fait référence au film Les dieux sont tombés sur la tête, comédie sud-africaine sortie en 1980 et qui, malgré mes six ans à l’époque, m’avait marquée, où une bouteille de Coca-Cola tombée du ciel chamboule la vie d’une tribu tranquille dans le désert du Kalahari.

C’est cette image qui m’est revenue en creusant le sujet du cumul emploi-retraite. Un système qui venait tout juste de trouver un équilibre un peu plus juste, un peu plus respirable pour les indépendants, et qui se retrouve soudain bousculé par une réforme arrivée d’en haut. Non pas parce que tout allait mal, mais parce que quelque chose est venu percuter un fonctionnement qui commençait à tenir.

Le clin d’œil est volontaire. Il dit cette impression étrange que l’on a parfois face à certaines décisions publiques : un monde qui semblait à peu près stable, et qui se met à tanguer, sans que les personnes concernées aient vraiment eu le temps de comprendre ce qui leur est tombé dessus.

Quand le cumul emploi-retraite avançait enfin dans le bon sens

avatar aux cheveux blancs montrant la hausse des nouveaux droits du cumul emploi-retraite avec retraite, travail et revenus reconnus
le cumul emploi-retraite commençait enfin à reconnaître le travail des indépendants après la retraite

Pendant longtemps, travailler après la retraite revenait à cotiser à fonds perdus. Depuis peu, ce n’est plus le cas.

Le cumul emploi-retraite intégral permet désormais, sous conditions, de générer de nouveaux droits à la retraite. Une avancée importante pour les indépendants, souvent pénalisés par des carrières hachées, tardives ou multiples.

Le message implicite était clair : continuer une activité après la retraite est légitime, contributif et reconnu.

Cumul intégral ou cumul plafonné : poser le cadre

avatar aux cheveux blancs expliquant la différence entre cumul intégral et cumul plafonné du cumul emploi-retraite
le cumul emploi-retraite repose sur deux régimes distincts qui ne produisent pas les mêmes effets

Avant d’aller plus loin, un rappel s’impose.

Le cumul emploi-retraite repose sur deux régimes distincts :

  • le cumul intégral, qui permet de cumuler pension et revenus sans plafond, sous conditions précises ;
  • le cumul plafonné, qui limite les revenus d’activité et peut entraîner une réduction de pension.

Cette distinction est essentielle pour comprendre ce qui se joue aujourd’hui.

Fin 2025 : un patatras… mais désormais écrit dans la loi

avatar aux cheveux blancs paniqué devant l’effondrement de la loi sur le cumul emploi-retraite 2026 avec âge légal et 67 ans
fin 2025, la réforme du cumul emploi-retraite devient un patatras juridique inscrit dans la loi

Depuis la fin de l’année 2025, plusieurs signaux ont convergé : projets, amendements, rapports, articles spécialisés. Ce qui pouvait encore sembler flou il y a quelques mois est désormais inscrit noir sur blanc dans la loi.

La loi de financement de la sécurité sociale pour 2026, publiée au Journal officiel le 31 décembre 2025, a en effet modifié le cadre juridique du cumul emploi-retraite pour les pensions liquidées à compter du 1er janvier 2027.

Le principe retenu est simple dans son architecture, mais lourd de conséquences : le cumul emploi-retraite devient dépendant de l’âge de l’assuré. 

La loi distingue désormais trois situations :

  • avant l’âge légal de départ à la retraite
  • entre l’âge légal et 67 ans,
  • et à partir de 67 ans.

Autrement dit, on ne parle plus d’un simple ajustement technique, mais d’une refonte du dispositif, qui transforme profondément la manière dont une activité après la retraite sera prise en compte.

Une mesure pensée contre les abus… mais aux effets systémiques

avatar aux cheveux blancs découvrant que la réforme du cumul emploi-retraite impose l’âge de 67 ans de façon déguisée
la réforme du cumul emploi-retraite revient à déplacer l’âge réel de la retraite à 67 ans sans l’annoncer

Officiellement, l’objectif de cette réforme est de limiter ce que les pouvoirs publics appellent des « effets d’aubaine » : des personnes qui liquident leur retraite relativement tôt, parfois avec une pension confortable, puis poursuivent une activité professionnelle sans contrainte.

Sur le principe, pourquoi pas. On peut comprendre l’idée de vouloir éviter certains abus.

Mais la manière dont cela se fait pose question. Et je me surprends, en travaillant ce sujet, à me demander si on ne nous la fait pas un peu à l’envers. Car le résultat, dans les faits, ressemble beaucoup à ce que produirait un relèvement de l’âge de départ à la retraite à 67 ans… sans jamais le dire.

 

Je m’explique.

  • Avant l’âge légal de départ à la retraite (67 ans, âge maximal du taux plein), toute reprise d’activité après liquidation entraîne désormais une réduction de la pension, euro pour euro. Travailler n’augmente plus le revenu total. Chaque euro gagné est repris sur la pension dès le 1er janvier 2027.
  • Entre l’âge légal et 67 ans, le cumul reste possible, mais dans un cadre écrêté. Au-delà d’un seuil de revenus qui sera fixé par décret, la pension est réduite de 50 % sur la part qui dépasse ce seuil. Le travail est autorisé, mais son rendement est amputé.
  • Ce n’est qu’à partir de 67 ans que le cumul redevient pleinement intégral, sans plafond ni écrêtement.

Dès lors, une question simple se pose : aujourd’hui, quel est l’intérêt, avant 67 ans, de prendre sa retraite tout en continuant à travailler, sinon une satisfaction personnelle de rester actif ? Financièrement, il n’y en a plus, ou très peu.

 

Pour toutes celles et ceux qui ont besoin de travailler pour vivre, l’arbitrage devient évident : continuer à travailler et attendre 67 ans pour partir réellement, plutôt que de liquider une retraite qui, tant que l’on travaille, ne sert plus à grand-chose.

 

L’âge légal n’a pas bougé. Mais l’âge auquel la retraite devient économiquement pertinente, lui, se déplace. Et c’est peut-être là que se joue l’essentiel de cette réforme.

Travailler pour rien, sinon le plaisir : une absurdité économique désormais inscrite dans la loi

avatar aux cheveux blancs constatant que les revenus du travail sont repris sur la pension dans le cumul emploi-retraite
avant 67 ans, le cumul emploi-retraite transforme le travail en effort sans gain réel

Avec les nouvelles règles issues de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026, une situation inédite apparaît. Avant l’âge légal de départ à la retraite, travailler après avoir liquidé sa pension n’augmente plus le revenu global.

Le mécanisme est désormais juridique, et non plus théorique : la pension est réduite à due concurrence des revenus d’activité. Autrement dit, chaque euro gagné par le travail est retiré de la pension.

Dans cette configuration, reprendre une activité devient économiquement neutre. La personne travaille, facture, cotise, mais son niveau de vie ne s’améliore pas. L’effort existe, l’activité existe, mais l’effet sur le revenu disparaît.

Entre l’âge légal et 67 ans, la logique est légèrement différente, mais tout aussi dissuasive. 

Au-delà d’un seuil de revenus qui sera fixé par décret, la moitié de chaque euro gagné est reprise sur la pension. Le travail reste autorisé, mais son rendement est mécaniquement amputé.

Dans un contexte de tensions économiques, de retraites souvent insuffisantes et de carrières discontinues, cette mécanique pose une question simple : à quoi bon continuer une activité si elle ne permet plus d’améliorer sa situation ?

Le cumul emploi-retraite, qui avait été conçu comme un outil de souplesse, de transition et de dignité, se transforme ainsi, avant 67 ans, en une mécanique où l’effort peut devenir stérile.

Les dieux sont-ils tombés sur la tête ?

avatar aux cheveux blancs inquiet face aux charges et à une pension insuffisante dans le cumul emploi-retraite
pour beaucoup, le cumul emploi-retraite n’est pas un loisir mais une condition de survie économique

Qui continue à travailler après la retraite, et pour quelles raisons ?

Ce que l’on oublie souvent dans ce débat, c’est qui sont réellement les personnes qui utilisent aujourd’hui le cumul emploi-retraite. Contrairement à l’image du retraité confortable qui travaille par plaisir, une partie non négligeable des cumulants sont des personnes qui ont une pension modeste et des charges bien réelles. Des crédits immobiliers, des loyers, parfois encore des enfants à aider, ou simplement un niveau de vie que la pension seule ne permet pas d’assumer.

Pour ces personnes-là, le cumul n’est pas un hobby. C’est un outil de survie économique. Une manière de tenir entre la fin de la carrière et une retraite plus stabilisée.

La réforme ne leur enlève rien rétroactivement. Ceux qui sont déjà en cumul continueront dans les mêmes conditions. Mais la vraie question est celle des futurs retraités, ceux qui arriveront demain dans la même situation.

avatar aux cheveux blancs cherchant un emploi entre 62 et 67 ans face aux limites du cumul emploi-retraite
entre 62 et 67 ans, le cumul emploi-retraite renvoie beaucoup de personnes vers un marché du travail qui ne les attend plus

Que leur dit-on désormais ?

Entre 62 et 67 ans, on pourra toujours liquider sa retraite à partir du 1er janvier 2027. Mais si l’on travaille, chaque euro gagné est repris en tout ou partie sur la pension. Autrement dit, continuer une activité ne permet plus de compléter ses revenus. Cela ne sert, financièrement, à rien.

La seule alternative réelle devient donc de ne pas partir à la retraite. De rester officiellement en activité, avec l’espoir de percevoir un salaire plus élevé que ne l’aurait été leur pension.

Et c’est là que le raisonnement se heurte au réel.

Dans les discours, continuer à travailler semble une option simple. Dans la vraie vie, retrouver ou conserver un emploi stable après 50 ans est déjà difficile. Entre 62 et 67 ans, cela devient souvent un parcours d’obstacles. Le marché du travail n’est pas neutre face à l’âge.

On se retrouve alors dans une situation étrange : des personnes qui auraient besoin d’un petit complément de revenu se voient privées de la possibilité de le percevoir, et se retrouvent sommées de rester actives dans un marché qui, très concrètement, ne les attend plus vraiment.

L’âge légal de départ à la retraite n’a pas bougé. Mais pour celles et ceux qui n’ont pas une pension confortable, l’âge auquel partir devient économiquement possible, lui, est clairement repoussé. Entre 62 et 67 ans, la retraite existe sur le papier, mais elle devient de plus en plus difficile à faire fonctionner dans la vraie vie.

Et c’est peut-être là que se joue l’essentiel de cette réforme.

Réactions sur la toile : des voix très audibles, et d’autres beaucoup moins

avatar aux cheveux blancs dépité devant les réactions inégales sur le cumul emploi-retraite entre professions de santé et indépendants
le débat existe, mais toutes les professions ne disposent pas du même écho public

Depuis l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026, le cumul emploi-retraite n’est plus un sujet théorique. Il circule, il est commenté, il est débattu. Mais toutes les voix ne se font pas entendre avec la même intensité.

Côté professionnels de la santé : réactions rapides et structurées

Dans le secteur médical, les réactions ont été immédiates et cadrées. Des médias spécialisés et des organisations de médecins libéraux ont alerté sur le caractère dissuasif du nouveau cadre avant 67 ans, en particulier pour des professions où la liquidation intervient souvent avant cet âge.

Le message est clair : si le cumul devient économiquement peu intéressant, voire pénalisant, des praticiens pourraient réduire ou arrêter leur activité, alors même que le cumul permettait jusqu’ici de maintenir une offre de soins en fin de carrière. Dans ce secteur, le cumul n’est donc pas perçu comme un simple avantage individuel, mais comme un outil d’organisation collective du système de santé.

Côté retraites et partenaires sociaux : un constat plus technique, mais convergent

Du côté des organisations syndicales et des médias spécialisés en retraite, le ton est plus technique, mais le constat converge. La réforme est présentée comme un recentrage du cumul emploi-retraite autour de 67 ans. Avant cet âge, le cumul devient soit neutralisé, soit partiellement écrêté, ce qui en modifie profondément la portée économique.

Plusieurs analyses soulignent que le dispositif, autrefois pensé comme un outil de transition et de souplesse, est désormais beaucoup plus contraint et nettement moins attractif. Ce glissement est identifié comme un choix politique assumé : privilégier la poursuite d’activité avant la liquidation plutôt que le cumul après.

Et les indépendants hors domaine de la santé : peu de relais visibles

En revanche, lorsque l’on cherche des prises de parole clairement identifiables venant d’organisations représentatives des travailleurs indépendants et des entreprises de proximité, le contraste est frappant. Alors que le sujet concerne directement des indépendants qui souhaitent sécuriser un complément de revenu, maintenir une activité choisie ou transmettre un savoir-faire, les réactions visibles restent limitées.

C’est ce décalage qui interpelle : le débat existe, mais il est surtout porté par des secteurs spécifiques. Et pour les indépendants hors santé, la parole publique structurée est beaucoup plus difficile à repérer voire inexistante.

Et les organisations d’indépendants, on fait quoi alors ?

avatar aux cheveux blancs en colère demandant où sont les organisations d’indépendants face à la réforme du cumul emploi-retraite
face à la réforme du cumul emploi-retraite, la parole collective des indépendants peine à se faire entendre

La question mérite d’être posée sans procès d’intention, mais elle mérite d’être posée.

Le cumul emploi-retraite concerne aussi des indépendants qui souhaitent :

  • sécuriser un complément de revenu ;
  • garder une activité choisie, légère, compatible avec la retraite ;
  • transmettre, accompagner, continuer à exercer sans pression.

Or la réforme inscrite dans la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 modifie profondément le cadre du cumul avant 67 ans. Pour une partie importante des assurés, notamment ceux qui ont de petites retraites ou des carrières discontinues, le cumul devient économiquement peu intéressant, voire neutre. Le sujet n’est donc pas marginal : il touche directement la capacité à rendre une fin de carrière vivable.

C’est là que la question change de nature. On n’est plus seulement dans “qui commente sur la toile”, mais dans “qui porte la voix des indépendants dans le débat public et auprès des pouvoirs publics”.

Le Conseil de la protection sociale des travailleurs indépendants a précisément pour mission d’éclairer les enjeux de retraite, de cotisations et de droits sociaux des non-salariés. Il communique sur les nouveaux droits ouverts par le cumul depuis 2023, mais les effets du durcissement prévu pour 2027 ne semblent pas encore faire l’objet d’une prise de position visible.

La question n’est donc pas de désigner des coupables, mais de demander de la lisibilité.

Ce sujet appelle aujourd’hui une clarification publique :

  • quelles positions portent les organisations représentatives des indépendants et des entreprises de proximité sur le nouveau cadre du cumul emploi-retraite ;
  • quelles propositions alternatives sont défendues, par exemple une modulation selon le niveau de pension ou de revenus ;
  • comment le Conseil de la protection sociale des travailleurs indépendants analyse-t-il les effets de cette réforme pour les assurés qu’il représente.

À défaut de cette parole collective, le risque est simple : que la réforme avance, que ses effets se déploient, et que les indépendants découvrent trop tard que leur fin de carrière a été redessinée sans qu’ils aient réellement été entendus.

Est‑ce que les droits à la retraite continuent de s’accumuler ?

avatar aux cheveux blancs s’interrogeant sur la création de nouveaux droits à la retraite avec le cumul emploi-retraite

Aujourd’hui, dans le cadre du cumul emploi-retraite, la reprise d’activité peut, sous certaines conditions (notamment le cumul intégral), donner lieu à la création de nouveaux droits à pension.

Avec la réforme applicable aux pensions liquidées à compter du 1er janvier 2027, le dispositif de cumul est recentré sur des critères d’âge et comporte des écrêtements stricts avant 67 ans.

Juridiquement, aucun texte officiel ne dit expressément que travailler avant 67 ans ne peut jamais créer de droits. C’est donc une question qui demeure en suspens… et sur laquelle il serait urgent d’obtenir une réponse claire et rassurante. Si le fait de pouvoir générer de nouveaux droits continuait d’exister, alors c’est le seul avantage que cela pourrait représenter pour les futurs retraités à partir de 2027.

Mon interview sur moneyvox et l’écho dans la presse

avatar aux cheveux bruns répondant aux journalistes sur la réforme du cumul emploi-retraite et la micro-entreprise
le débat sur le cumul emploi-retraite s’invite dans la presse économique avec MoneyVox et le Journal de l’Économie

Lors de l’interview que j’ai accordée à MoneyVox, le sujet central portait précisément sur cette question : la micro-entreprise est-elle encore une bonne idée malgré le nouveau cumul emploi-retraite ? Dans leur article publié le 17 janvier 2026, les journalistes ont repris les principaux points de la réforme, notamment la prochaine limitation du cumul avant 67 ans et la manière dont elle pourrait transformer l’intérêt d’une activité complémentaire après la retraite .

La tonalité de MoneyVox était informative : il s’agit d’un dispositif aujourd’hui avantageux pour les retraités actifs, mais qui sera fortement encadré à partir de 2027, ce qui pose des questions pratiques pour les indépendants et micro-entrepreneurs qui envisagent de rester actifs après liquidation.

Peu après, le Journal de l’Économie a repris ce dossier en le replaçant dans un contexte plus large. Leur article « La micro-entreprise est-elle en train de devenir un piège avec le nouveau cumul emploi-retraite ? » met en perspective les conséquences concrètes de la réforme, en particulier pour des retraités qui, aujourd’hui, perçoivent des pensions modestes et pourraient voir une grande partie de leurs revenus d’activité retraités annulés par les nouvelles règles.

Les deux papiers prennent soin de rappeler des éléments macroscopiques : 

  • en 2023, près de 500 000 retraités exerçaient une activité rémunérée et une fraction significative de ceux-ci l’exerçaient en micro-entreprise ; 
  • la réforme modifiera substantiellement les équilibres existants en nivelant par l’âge plus que par la situation économique ou sociale individuelle.

FAQ Cumul emploi retraite

Qui est concerné par la réforme du cumul emploi-retraite 2026 ?

Tous les futurs retraités qui liquideront leur pension à partir du 1er janvier 2027, notamment les indépendants.

Il reste possible mais limité : réduction intégrale de la pension avant l’âge légal, écrêtement partiel entre l’âge légal et 67 ans.

Normalement oui, mais cette question demeure en suspens tant qu’elle n’est par confirmée par la loi.

Non. Seules les pensions liquidées à partir de 2027 sont soumises au nouveau régime.